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10 conseils pour réussir les transactions de crédit fournisseur

Table des matières

dernière mise à jour le : 29/08/2023

Pour son bon fonctionnement, une entreprise a besoin d’une trésorerie avec des revenus constants. Cela n’exclut pas de fournir à des acheteurs des biens et services qu’ils devront rembourser plus tard. Le crédit fournisseur existe justement pour avoir le fonds de roulement manquant.

Le crédit fournisseur est un prêt qu’un organisme de crédit accorde à un fournisseur pour payer la créance de l’acheteur débiteur.

La banque supporte la créance du débiteur et le fournisseur reste compétitif sur le marché international. Pour effectuer des transactions réussies, il faut prendre en compte un certain nombre de facteurs.

Parmi les 10 conseils pour réussir les transactions de crédit fournisseur, on peut citer : qu’il faut s’assurer de la solvabilité de l’acheteur, considérer le taux d’intérêt, recourir à une assurance, établir des clauses contractuelles avec l’acheteur et l’organisme de crédit.

1 – Comprendre le fonctionnement du crédit fournisseur

Le processus d’obtention d’un crédit fournisseur est simple. Premièrement, le fournisseur notifie à la banque son intention de donner un délai de paiement à son acheteur. Il prend des renseignements sur les taux d’intérêt et le montant qui lui sera accordé pour un prêt.

Deuxièmement, il doit se rendre dans un établissement d’assurance.

Le fournisseur et l’acheteur signent un contrat avec des clauses spécifiques puis les marchandises sont livrées. Le fournisseur remet le contrat à l’organisme de crédit et contracte un crédit fournisseur. Les documents concernant ce prêt sont notifiés à l’acheteur pour qu’il puisse le remettre à sa banque.

Il est à noter que connaître la législation du pays de l’acheteur en cas de transactions internationales est essentiel. Les biens vendus et livrés doivent être légaux dans le pays d’importation. Il faut aussi tenir compte de la solvabilité de l’acheteur.

2 – S’assurer de la solvabilité de l’acheteur

C’est le fournisseur qui contracte le prêt. Il doit s’assurer que son créancier, l’acheteur, pourra lui rembourser le montant dû. Avant de signer tout contrat, il faut minutieusement analyser les finances de l’entreprise de l’acheteur. Sa solvabilité doit être certaine et il doit présenter une garantie.

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La garantie peut être une hypothèque ou une caution personnelle, mais le fournisseur doit pouvoir couvrir ses arrières. Si les comptes sont bons et les garanties acceptées, passer à la signature du contrat.

3 – Prendre en compte le taux d’intérêt

Le crédit fournisseur n’est pas gratuit. L’organisme de crédit applique forcément un taux d’intérêt qu’il faudra payer. Il est calculé en général selon le Taux d’Intérêt Commercial de Référence (TICR) ajouté à la marge de la banque. Le TICR a été fixé par l’OCDE sur fond de rendement des obligations souveraines. C’est le taux minimum auquel un crédit export peut être accordé.

Il peut changer tous les 15 du mois. Selon la réglementation actuellement en vigueur, le TICR varie entre 0.45% et 0.78%. Avec ces frais supplémentaires, prendre une assurance est plus sécurisé.

4 – Recourir à une assurance ou une garantie

Il n’est pas rare de se prémunir contre un non-paiement de la part de l’acheteur. Certains organismes de crédit avant d’accorder le crédit fournisseur demandent une assurance. Le fournisseur doit se rendre dans un établissement d’assureur de son choix ou contracter celle demandée par la banque.

L’assurance contractée ici diffère de la garantie accordée par l’acheteur. Il est possible d’avoir la garantie d’assureur privé comme Axa, Assurcredit, Credendo Group, etc. Le contrat d’assurance ne décharge pas de la responsabilité de payer la banque en cas de non-paiement du débiteur, mais l’atténue.

5 – Les clauses contractuelles avec l’acheteur

Le contrat entre un fournisseur et un acheteur pour un remboursement à long terme doit être minutieusement établi. De fait, avant la signature du contrat, certains éléments doivent obligatoirement figurer dans les clauses.

Choisir le type de contrat adapté

Le type de contrat est un contrat d’exploitation des biens et services ou un contrat commercial d’exportation de marchandises. C’est un contrat qui est adapté aux ventes à l’international. Il prend en compte toutes les clauses liées à l’assurance et la prise d’un crédit fournisseur. C’est le type de contrat adapté entre un fournisseur et un acheteur.

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Fixer un montant et une durée de paiement

Le montant des biens est à la discrétion du fournisseur et de l’acheteur. Il peut être négocié selon leurs propres conditions. Quant à la durée de paiement, il peut être fait par échéance. Si c’est un contrat sur une longue durée avec des livraisons périodiques, cela doit être précisé dans les clauses.

6 – Les clauses contractuelles avec l’organisme de crédit

Le contrat entre le fournisseur et l’acheteur doit être soumis à la banque pour être analysé. Un contrat sera ensuite établi entre le fournisseur et l’organisme de crédit.

7 – Établir un contrat commercial

Optez pour un contrat d’exploitation avec l’acheteur et un contrat commercial avec la banque est une condition pour avoir un crédit fournisseur. Cela certifie la nature commerciale de la créance. Elle est certaine, liquide et exigible. Elle trouve son origine dans un contrat dont le montant est évalué selon une devise et la facture à une échéance.

8 – Tenir compte du montant à percevoir et de l’échéance de paiement

Le montant que la banque accorde sera inférieur à la facture donnée à l’acheteur. Parce qu’elle déduit les intérêts du prêt. Il peut arriver que le montant soit le même que celui de la facture, mais lors du remboursement, il faudra ajouter les intérêts.

Quant à la durée de paiement d’un crédit fournisseur, il est compris entre 18 mois et 7 ans. Il est possible que l’organisme de crédit accorde une durée de plus de 7 ans.

L’échéance peut être par:

  • Mois;
  • Trimestre;
  • Semestre ;
  • An.

Le plus souvent, le remboursement se fait par semestre. Les modes de paiement sont multiples et il faut opter pour l’option la plus sûre.

9 – Opter pour le bon mode de paiement

Que cela soit entre le fournisseur et l’acheteur ou entre la banque et le fournisseur, il faut choisir un mode de paiement adapté. Les modes de paiement sont multiples.

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Le virement

C’est le mode de paiement le plus répandu, il est universel. Une fois que le débiteur peut régler son crédit, il fait un virement à partir de son compte vers le compte du créancier. Dans le cas actuel, la créance peut être remboursée selon une échéance.

Ainsi, chaque mois ou chaque trimestre, le fournisseur recevra le montant dû sur son compte. Réciproquement, selon les clauses du contrat, l’organisme de crédit peut recevoir un virement de la part du fournisseur.

Le chèque

Il n’est pas commode de payer par chèque lors d’une transaction internationale entre acheteurs et fournisseurs. Avec la banque par contre, il est possible d’adresser un chèque à un courriel pour que l’organisme de crédit l’encaisse directement. Il est simple et peu onéreux.

Le prélèvement SEPA

Ce mode de paiement n’est possible qu’entre le fournisseur et l’organisme de crédit. Le principe du prélèvement SEPA est simple. C’est un accord entre le débiteur et le créancier, la banque du débiteur et la banque du créancier de retirer automatiquement des frais dans le compte du débiteur.

On le retrouve souvent quand il s’agit de paiement de facture. Cela est permis en Europe si les quatre parties sont d’accord. Pour des transactions de crédit fournisseur, il est possible d’opter pour le prélèvement SEPA.

10 – Prendre en compte les risques encourus

Le risque principal encouru pour contracter un crédit fournisseur est le non-paiement de l’acheteur. Cela peut être indépendamment de sa volonté. Il peut survenir une situation de liquidation judiciaire par exemple. Dans ce cas, avoir une garantie et une assurance est toujours utile.

Avec un crédit fournisseur, satisfaire sa clientèle, tout en étant solvable est tout à fait possible. Que ce soit lors de la contraction du prêt ou du remboursement, réussir ses transitions sont simples en suivant quelques conseils. Bien sûr, il faut s’aider de personnes qualifiées et expertes du domaine pour les détails techniques de sa comptabilité.