octobre 16, 2021
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Pourquoi la prévoyance privée convainc-elle les Suisses ?

Plus de 76 % des Suisses misent, en 2021, sur la responsabilité individuelle. Dans un pays où l’âge de la retraite est à 65 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes, les travailleurs s’intéressent alors de plus en plus à leurs épargnes privées. Bien que couverts par deux piliers obligatoires, qui assurent une certaine partie de leurs revenus de retraite, ils estiment que la prévoyance privée est plus sûre. Pourquoi ce 3e pilier plaît-il autant ? 

La prévoyance individuelle gagne en importance

Selon l’étude annuelle réalisée par le Raiffeisen, les Suisses misent de plus en plus sur leur propre responsabilité. Ils ont ainsi tendance à se tourner vers des solutions privées et des alternatives ou compléments aux ressources publiques pour renforcer leur futur. Cela passe, notamment, par une hausse de l’importance donnée à la prévoyance vieillesse individuelle. Le baromètre suisse appuie toutefois sur une disparité des profils. Dans la majorité des cas, les acteurs qui auront tendance à miser sur eux-mêmes avant tout seront plus âgés. Ils auront, en prime, tendance à venir de Suisse alémanique.

La Suisse, après tout, est un pays vieillissant. La négociation des contrats de libre-circulation avec l’Europe, notamment, repose beaucoup sur cette notion. Le pays vieillit et de nombreux secteurs, plus d’une vingtaine, souffrent déjà d’un essoufflement. Un profil âgé perdant son travail, ainsi, pourrait avoir des difficultés à l’avenir. Investir dans sa propre prévoyance, alors, semble être une priorité pour de nombreux profils. Toutefois, bien que la confiance soit en hausse, de nombreux travailleurs suisses admettent ne pas être assez renseignés à ce sujet. De nombreux spécialistes, pourtant, prodiguent de multiples conseils afin de comprendre et réfléchir au mieux son projet de 3e pilier.

Quels piliers d’épargne les Suisses plébiscitent-ils ?

Le troisième pilier, en effet, devient une base solide pour de nombreux travailleurs. Les derniers mois, touchés par la crise sanitaire notamment, a chamboulé beaucoup d’envies et de critères de vieillesse pour les Suisses. Afin de s’offrir la retraite qu’ils souhaitent, alors, ils n’hésitent pas à s’orienter vers ces prévoyances privées. La confiance qu’ils portent en ce 3e pilier, après tout, a augmenté dans la dernière année. Selon le baromètre de la prévoyance, une hausse de 7,2 % de confiance a été notée.

Dans la construction de leurs épargnes, c’est encore dans la prévoyance professionnelle qu’ils ont le plus confiance, atteignant les 17,8 %. Cette dernière, après tout, nourrie par les caisses de pensions des employeurs, a prouvé sa solidité durant les mois de crise. Les Suisses sont alors bien plus confiants envers ces acteurs professionnels et privés qu’en la prévention nationale. En plus d’améliorer la confiance en ces types d’épargne, la crise sanitaire a surtout fait évoluer la conception de la retraite que se font les Suisses.

La crise sanitaire pousse les Suisses à revoir leur vieillesse

Si les Suisses se tournent davantage vers le 3e pilier, c’est aussi parce qu’ils cherchent à améliorer leur vie de retraité. La crise sanitaire, en effet, a poussé de nombreux habitants à revoir leurs priorités de vie. C’est le cas dans l’ensemble du monde, où les mois confinés, éloignés des uns et des autres, ont forcé à se poser des questions. Quand de nombreuses personnes, encore, mettaient en avant leur vie professionnelle, l’importance du privé et du prendre soin de soi semble avoir gagné en vigueur.

Les Suisses, par conséquent, sont près de 14 % à vouloir partir à la retraite plus tôt que l’âge légal. Les jeunes, particulièrement, sont partisans d’un départ à la retraite souple, selon des paramètres flexibles. En prime, ce sont 16 % des sondés qui ont pris la décision de vouloir épargner plus. Cela, afin de s’offrir un meilleur quotidien une fois que la vie professionnelle s’arrête. En effet, s’ils se contentent de vivre sur le premier et le deuxième pilier de la prévoyance vieillesse, leur ressource sera aux alentours de 60 % de leurs derniers revenus. La Suisse devrait alors, dans les prochains mois et années, avoir une population bien plus avertie de ces offres de prévoyances individuelles.

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